Non à l'institutionnalisation des OGM

Publié le par Aurélien

Le Ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, a autorisé vendredi dernier 17 nouveaux programmes de recherche et de développement portant sur du maïs et du tabac génétiquement modifiés. Cette nouvelle apparaît comme un nouvel affront de la part du gouvernement. Alors que près de 80 % des français affirment leur refus des OGM, Monsieur Bussereau se cache derrière l’avis favorable de la commission du génie biomoléculaire (CGB) dont on peut douter de l’impartialité.

Des autorisations identiques de 2004 et 2005 ont déjà été annulées car jugées illégales par le Conseil d’Etat et le tribunal de Clermont-Ferrand. Pourquoi un tel entêtement à jouer à l’apprenti sorcier ? Après avoir exploité et tenté de contrôler la nature, l’homme essaye aujourd’hui de la manipuler.

Les risques suscités par ce genre de pratiques sont nombreux et aucune réponse concrète n’est aujourd’hui apportée par les autorités. Une des peurs majeures est celle de la dissémination du matériel génétique des OGM via la pollinisation. On ne peut accepter la contamination de toutes les cultures, et ce n’est pas en créant des soit disant barrières de quelques mètres entre les champs que le mécanisme pourra être contré. Sachant également que les risques pour la santé humaine sont peu connus, la question qui se pose est celle du principe de précaution. Inclus dans la Charte de l’environnement, ce dernier n’est toujours pas pris en compte par une grande partie de la classe politique.

Malgré ce constat alarmant, les OGM peuvent être bénéfiques, en particulier dans la lutte contre certaines maladies. Ainsi, leur développement strictement contrôlé et encadré en laboratoire est toujours envisageable et peut apporter beaucoup à la recherche médicale.

Quant aux cultures en plein champ, elles doivent être stoppées si l’on ne veut pas continuer sur la voie de la réduction de la biodiversité (des plantes sauvages apparentées pourraient elles aussi être contaminées). Il faut aussi que nos politiques arrêtent d’être à la botte des industriels et des semenciers, afin que ces derniers, minoritaires, n’imposent pas leurs lois au plus grand nombre.

Alors que la loi sur les OGM est encore discutée au Parlement, Génération Ecologie entend alerter les citoyens français sur le manque de concertation sur les OGM et propose la tenue d’un référendum national sur la question.

France GAMERRE

Publié dans Communiqués de presse

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Jonathan 24/05/2006 16:00

Madame Gamerre, vous avez tout à fait raison. Le gouvernement fait le jeu des industriels. Nous devons tous lutter contre l'invasion des OGM.
Merci à vous