
« La candidature à la Présidence de la République ? Certains comme Nicolas Sarkozy y pensent quand ils se rasent. France GAMERRE qui vient d’être réélue à la présidence nationale de Génération Ecologie (…) y pense sans doute le matin quand elle se maquille… ». C’est ce que titrait le magazine Marseille Plus dans son portrait politique dédié à la Présidente de notre mouvement.
France GAMERRE, c’est cette femme, parce que la place des femmes est encore trop peu assurée dans notre vie politique, dynamique, optimiste et battante, récemment promue chevalier de la Légion d’honneur, que les délégués de Génération Ecologie ont désigné pour porter les couleurs du mouvement à la présidence de la République. Docteur en économie et gestion des entreprises, longtemps directrice des relations internationales à l’Université d’Aix-Marseille 3, France GAMERRE est le symbole même d'une femme moderne en symbiose avec l'énergie nouvelle du mouvement Génération Écologie.
A l’heure où les homosexuels militent pour leur droit au mariage ou à l’adoption d’enfants, un autre problème n’est toujours pas pris en compte : celui de leur éviction du don du sang.
Alors que l’on nous répète sans cesse que les hôpitaux manquent de poches de sang, on empêche encore les homosexuels d’effectuer cet acte volontaire, solidaire et citoyen. C’est une circulaire relative à la prévention du SIDA du 20 juin 1983 qui en est à l’origine. Celle-ci stipule notamment l’exclusion définitive du don du sang aux « groupes à risques », dont les homosexuels et les bisexuels.
S’il est compréhensible que la méconnaissance de l’époque sur le virus du SIDA et sa propagation pouvait inciter à mettre en œuvre le principe de précaution, il est cependant difficile d’accepter que les recommandations de l’EFS (Etablissement Français du Sang) de 2002 continuent d’être appliquées. Celles-ci affinaient le motif d’exclusion aux personnes ayant eu des relations homosexuelles masculines.
Aujourd’hui, le VIH se propage beaucoup plus rapidement chez les personnes hétérosexuelles que chez les gays (respectivement + 410 % ces quinze dernières années contre – 68 %). Or, si lors de l’entretien préalable au don, un hétérosexuel déclare avoir eu une conduite à risque, son exclusion est temporaire, tandis qu’elle est définitive lorsqu’une personne affirme être gay. De plus, tous les échantillons de sang sont analysés de la même manière, suivant une procédure bien définie.
Parce que notre monde évolue et qu’il faut abolir toutes les formes de discriminations, France GAMERRE, Présidente de Génération Ecologie, demande à ce que la position actuelle de l’EFS sur ce sujet soit révisée. Les homosexuels doivent pouvoir effectuer ce geste d’entraide que constitue le don du sang. Les médecins doivent donc assurer le même traitement pour tous, quelle que soit l’orientation sexuelle des personnes.
France GAMERRE
Présidente de Génération Ecologie
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