Combattons le lobby de l'agrochimie !

Publié le par Aurélien

A la suite de l’adoption par le Sénat d’un projet de loi sur l’eau incompatible avec la préservation de nos ressources en eau, les effets qu’exerce le lobby de l’agrochimie sur la politique du gouvernement ne cessent de se faire ressentir.

Un autre exemple marquant est issu de la Loi d’Orientation Agricole (LOA) du 5 janvier 2006 qui vise à interdire « la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation de mise sur le marché ou d'une autorisation de distribution pour expérimentation ». De même est proclamé l’interdiction de « toute publicité commerciale et toute recommandation » pour ces produits non autorisés. En résumé, le savoir-faire traditionnel doit être homologué afin d’être diffusé au plus grand nombre.

Suivant ces textes entrés en vigueur en juillet, des inspecteurs de la Direction Nationale des Enquêtes de Concurrence, de Consommation et de Répression des Fraudes et du Service Régional de la Protection des Végétaux ont saisi chez un paysagiste de l’Ain des cours théoriques et lui ont interdit de récolter des plantes destinés à des préparations naturelles. Le tort de cet homme : défendre et promouvoir des méthodes d’agriculture durable !

Alors que la Ministre de l’écologie Nelly Olin déclarait il y a quelques temps « apporter un soutien sans réserve à l’agriculture biologique », ce dont on peut douter, le Ministère de l’Agriculture met en avant le principe de précaution, jusqu’alors très peu utilisé au sein de la machine étatique. Cela pourrait prêter à sourire, mais devant la mise en danger de l’agriculture bio à laquelle l’application de cette loi semble aboutir, c’est plutôt la vigilance qui est de mise. 

Comme si l’introduction des OGM dans notre alimentation, la pollution des nappes et des cours d’eau ou la contamination de nos assiettes par les pesticides ne suffisaient pas, le gouvernement rajoute la mise en danger de l’agriculture durable sur l’autel de sa politique contradictoire.

France GAMERRE, Présidente de Génération Ecologie et candidate déclarée à la Présidence de la République, entend dénoncer à nouveau le poids des lobbies dans la politique agricole et environnementale de la France, et demande au gouvernement de réviser le décret d’application de la LOA en instaurant des dérogations pour les produits naturels et en permettant la promotion et la diffusion des bonnes pratiques en matière d’agriculture alternative.

Publié dans Communiqués de presse

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