France 2007

« La candidature à la Présidence de la République ? Certains comme Nicolas Sarkozy y pensent quand ils se rasent. France GAMERRE qui vient d’être réélue à la présidence nationale de Génération Ecologie (…) y pense sans doute le matin quand elle se maquille… ». C’est ce que titrait le magazine Marseille Plus dans son portrait politique dédié à la Présidente de notre mouvement.

France GAMERRE, c’est cette femme, parce que la place des femmes est encore trop peu assurée dans notre vie politique, dynamique, optimiste et battante, récemment promue chevalier de la Légion d’honneur, que les délégués de Génération Ecologie ont désigné pour porter les couleurs du mouvement à la présidence de la République. Docteur en économie et gestion des entreprises, longtemps directrice des relations internationales à l’Université d’Aix-Marseille 3, France GAMERRE est le symbole même d'une femme moderne en symbiose avec l'énergie nouvelle du mouvement Génération Écologie.

Jeudi 14 septembre 2006

Une variété de riz américain génétiquement modifié vient d’être détecté dans des cargaisons à destination de la France. Pourtant, ce riz est interdit à la culture, même aux Etats-Unis ! Cette erreur résulterait d’un imbroglio entre firmes agro-alimentaires, sur fond de rachat et d’insouciance. Bien entendu, nous sommes complètement rassuré depuis que l’on nous a affirmé que « cette variété de riz ne représente pas de menace pour la santé humaine ou végétale »…

Il y a quelques jours déjà, Greenpeace avait annoncé la contamination de riz dans des produits alimentaires chinois vendus en Europe et notamment en France.

Ces premières affaires démontrent l’inaptitude des autorités européennes à contrer l’appétit vorace des firmes OGM d’Outre-Atlantique, pour qui les organismes transgéniques ne sont qu’un outil leur permettant de commercialiser les pesticides qui leur sont associés. La contamination de nos assiettes est alors double : OGM et pesticides.

Aujourd’hui, la surface occupée par les cultures transgéniques dans le monde atteint 100 millions d’hectares. Les risques suscités par ce genre de pratiques sont encore méconnus mais peuvent être nombreux et préjudiciables non seulement pour la santé humaine, mais aussi pour la biodiversité. De plus, le riz étant un aliment de base au niveau mondial, la menace d’une contamination généralisée est à prendre en considération de façon urgente. Mais il sera difficile de compter sur notre gouvernement, tant sa politique en matière d’environnement semble ne satisfaire que les lobbies de tous bords.

De façon plus direct, les habitants d’Abidjan en Côte d’Ivoire peuvent également craindre pour leur avenir. A la suite du déversement de déchets chimiques dans des décharges publiques, dans la mer, dans la lagune de la ville et à proximité de zones maraîchères, ce sont des milliers d’entre eux qui ont été intoxiqués. Cette pollution a déjà fait 6 morts mais le pire est à craindre avec l’éventuel pollution de la chaîne alimentaire.

Bien entendu, ces faits qui touchent au domaine de l’écologie sont peu ou pas relayés dans les médias. Ces derniers préférant s’attarder sur la dissection des paroles des pseudo-ténors de la politique.

A l’approche de l’élection présidentielle, je crains que ce ne soient encore les thèmes de l’insécurité et de la fracture sociale qui prédominent dans nos journaux. Certes, ils se doivent d’être traités, mais comme le montrent le scandale des OGM ou les pollutions à répétition, l’écologie est un thème qui nous concerne tout autant, et cela au quotidien. Aux électeurs de faire leur choix.

France GAMERRE

par France publié dans : Humeur
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Jeudi 4 mai 2006

La perte de biodiversité ne cesse de s’aggraver. L’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) a publié cette semaine sa liste rouge des espèces menacées d’extinction. Ce sont ainsi plus de 16 000 espèces (sur 40 000 étudiées) qui sont menacées, dont les plus connues sont l’ours polaire, victime du réchauffement climatique, et l’hippopotame, cible de la barbarie humaine. En effet, 95 % des hippopotames de la République Démocratique du Congo ont été décimés en 12 ans, pour leur viande et leur ivoire.

L’UICN constate par ailleurs que 784 espèces sont officiellement éteintes, et que 65 n’existent plus à l’état sauvage. Cette liste rouge est composée de un huitième d’oiseaux, un quart de conifères, un quart de mammifères et un tiers d’amphibiens (qui représentent de très bons bioindicateurs).

Ces nouvelles données ont de quoi nous faire réfléchir sur le rôle que nous jouons dans cette extinction massive. C’est à nous tous, citoyens et politiques, de prendre les bonnes décisions.

Il incombe ainsi à chacun de préserver les écosystèmes, de ne pas favoriser les trafics internationaux par nos achats (ivoire, bois, ailerons de requins, etc.). Il est également impératif de ne pas introduire d’espèces invasives ou de limiter l’utilisation de produits phytosanitaires. Les conséquences de tels actes, qui débutent dans nos jardins, sont parfois catastrophiques pour les milieux naturels !

En tant que politique, je me dois de proposer des mesures concrètes. L’inconvénient majeur réside dans le fait que les problématiques environnementales ne sont pas assez prises en compte par nos gouvernements successifs.

Il serait pourtant relativement simple de développer à grande échelle le système des corridors biologiques, afin de créer de réelles interactions entre les écosystèmes. De même, il serait aisé d’informer le public afin de lutter contre les espèces invasives. Beaucoup d’autres points peuvent être approfondis ; tout dépend de la volonté politique. Le débat pour 2007 doit certes évoquer les problèmes sociaux et économiques, mais nous devons y inclure la préservation de l’environnement. C’est pour cette raison que je souhaite mettre en place une politique de développement durable concrète et réaliste. Préserver la biodiversité, c’est aussi préserver nos ressources et notre avenir.

France GAMERRE

par Aurélien publié dans : Humeur
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Lundi 24 avril 2006

De nombreuses études récentes ont démontré une évolution dans les comportements d’achat des français ; contrairement aux idées reçues, chaque citoyen peut légèrement modifier ses habitudes, dans son intérêt et celui de la planète.

Ainsi, près d’un citoyen sur deux consomme aujourd’hui des produits issus de l’agriculture biologique (sondage institut CSA). Ce mode de production, qui véhicule des valeurs sociales et écologiques fortes, est en plein développement, et c’est tant mieux.

L’intérêt croissant des consomm’acteurs pour les produits biologiques prouve ainsi leur volonté d’un retour à une alimentation saine et savoureuse. Certes, ces produits sont un peu plus chers, mais lorsque l’on achète des fruits et légumes issus de la production intensive, la valeur nutritive et énergétique est nettement moindre !

Un autre problème persiste : les importations de produits biologiques sont beaucoup trop importantes, alors que notre pays a la capacité de les produire. Il est nécessaire, pour certains aliments, de promouvoir les productions locales : l’agriculture a trop longtemps été déstructurée, temporellement et géographiquement.

Par exemple, manger des tomates en hiver est une mauvaise habitude. Cela encourage des modes de production peu respectueux de l’environnement et de la sécurité alimentaire. Revenir à une consommation saisonnière des fruits et légumes permet aussi de retrouver du plaisir à s’alimenter sainement.

Un autre sondage (TNS-Sofres) a indiqué récemment que plus de la moitié des français seraient prêts à payer les produits issus du commerce équitable 10 % plus cher s’ils avaient l’assurance que ce surcoût permette d’améliorer les conditions de vie de leurs producteurs.

Les français ont donc conscience que leurs achats ont un impact sur l’économie des pays les plus pauvres. Le commerce équitable permet en effet d’importer des produits spécifiques (café, chocolat…) en y ajoutant une touche de solidarité.

Ces études nous montrent donc que les produits biologiques et/ou équitables devraient faire l’objet d’une promotion plus efficace, à l’aide de filières spécifiques, afin de répondre à une réelle demande des citoyens. Nous pouvons, chacun de notre côté, en choisissant les bons produits, montrer notre attachement à certaines valeurs. Nous sommes sur la bonne voie, continuons !

France GAMERRE

par Aurélien publié dans : Humeur
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Vendredi 7 avril 2006

Un sondage TNS-Sofres paru jeudi dernier donne 8 français sur 10 se déclarant inquiets sur l'avenir de la planète et pourtant, dans les actes quotidiens, seul un français sur deux passe aux actes.

Le fait que 8 français sur 10 soient inquiets pour l’avenir de la planète témoigne d’une évolution des mentalités ; l’environnement est effectivement devenu une préoccupation pour la majorité d’entre nous. On peut souligner pour cela le travail des associations environnementales ainsi que des médias qui ont su colporter des inquiétudes et des réalités vers le grand public.

Comment expliquer alors ce grand écart entre les « concernés » et les « actifs » en faveur de l’environnement ?

Après avoir réussi l’étape de la sensibilisation, nous arrivons désormais dans la deuxième phase de ce que l’on appelle « l’éducation à l’environnement » : celle fondamentale du passage à l’acte. Mais il semble qu’il y ait encore à ce niveau de nombreux blocages.

Comment susciter alors ce passage à l’acte qui semble si difficile à franchir, pour nous autres français ?

Commençons peut-être par les autorités qui ont le devoir urgent de montrer le bon exemple, dans les comportements comme dans la logique des décisions à prendre en matière d’environnement. L’environnement doit désormais être traité en politique de façon horizontale et non plus verticale. Cela ne doit pas être la « cerise sur le gâteau » des programmes politiques, mais bien une partie intégrée dans chacun de nos domaines de société.

Il est fort probable qu’une population, que notre population, ait besoin de sentir cette orientation pour vouloir s’impliquer à son tour, car pourquoi trierais-je mes déchets quand ma commune ne sait pas gérer les siens écologiquement ?

Pour donner du poids à cela, il faut bien sûr que juridiquement le « droit à un environnement sain » ait un sens. Des textes clairs, applicables et cohérents doivent être votés par nos élus ainsi que des pouvoirs de police et de sanction adéquats mis en oeuvre pour les faire respecter.

Mais comment favoriser ce passage à l’acte chez les français encore réticents à se lancer dans des gestes qu’ils jugent encore trop contraignants ? Un effort reste peut-être à faire pour faire passer dans l’opinion publique la notion d’enjeux liée au cumul de gestes « Eco-citoyens ».

Des spécialistes se sont penchés sur la question du fameux passage à l’acte et il semblerait qu’une fois la première étape franchie (je trie le verre, je ne laisse pas couler l’eau, je ne jette rien dans la nature, je ralentis lors des pics d’ozone…), nous autres français nous ayons alors un sentiment fort de responsabilisation. S’enchaînent alors d’autres gestes respectueux de l’environnement qui feront petit à petit de vous un Eco-citoyen, un vrai.

Selon ces mêmes spécialistes il semble que la phase « d’auto-persuasion » soit fondamentale : la décision doit venir de vous, d’une prise de conscience personnelle.

J’espère donc pouvoir, comme nombre d’associations environnementales, en vous informant régulièrement sur l’état de la planète et sur les enjeux environnementaux, participer à cette prise de conscience, multipliant ainsi les rangs de nos chers Eco-citoyens.

France GAMERRE

par Aurélien publié dans : Humeur
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Jeudi 6 avril 2006

Le tribunal correctionnel de Brest (Finistère) a condamné mercredi 5 avril le commandant d'un porte-conteneurs pris en flagrant délit de pollution en mer à  une amende record de 800.000 euro s, dont 90% à la charge de l'armateur. Le "Maersk Barcelona", bâtiment de 239 mètres battant pavillon Bahamas, avait été repéré le 20 septembre dernier à environ 160 kilomètres à l'ouest de l'île de Sein (Finistère) par un avion des douanes françaises, avec dans son sillage une pollution par hydrocarbures longue de 61 kilomètres sur 100 mètres de large.
Selon la préfecture maritime de l'Atlantique (Brest), il s'agissait de la plus importante pollution en mer jamais constatée sur sa zone d'intervention, en l'occurrence du Mont-Saint-Michel à la côte espagnole. (AFP)

Si l’importance de pénalités sévères pour les pollueurs des mers n’est pas à remettre en cause, je m’interroge cependant sur l’aboutissement réel de telles sanctions. Les différentes condamnations enregistrées ces dernières années ont-elles toutes été versées, ou ces procédures ne font-elles encore qu’office de « vernis » visant à montrer le bon exemple, voire à augmenter la crainte des « dégazeurs » à l’approche de nos côtes, que les navires sauront désormais surveillées ?

Un texte des Nations Unies émanant de la convention de Montego Bay, donne juridiquement priorité à l’état du pavillon au détriment de l’état côtier. Il serait alors vraiment  temps que les justices des différents pays, notamment au niveau européen, appliquent les mêmes peines, et prennent exemple sur la France, pour que ces sanctions soient vraiment dissuasives. Cette information soulève aussi la question de la redistribution de l’argent récolté.

Pour le cas du Maersk Barcelona le tribunal a accordé des dédommagements et indemnités à une douzaine d’associations écologistes qui s’étaient, à l’époque du fait, portées partie civile. Nous arrivons donc approximativement à 60 000 euros devant être redistribués aux associations. A quoi le reste de la pénalité (soit plus de 700 000 euros) sera-t-il alors utilisé ?

Et qu’en est-il du soutien légitime à des structures tels que le FIPOL (Fond internationale d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures) ? Cet argent sera-t-il par exemple réinvesti dans des dispositifs anti-marées noires ?

J’espère que le principe du pollueur-payeur, grâce à une cohésion entre les états, gagnera en crédibilité, et que l’argent versé par les différents pollueurs servira effectivement à un mieux être pour notre environnement, pour des réparations certes, mais aussi pour de la prévention à hauteur des dommages supportés chroniquement par nos côtes.

France GAMERRE

par Aurélien publié dans : Humeur
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